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27 juin 2005 1 27 /06 /juin /2005 22:00

Iter, le soleil, les étoiles, la lune… et “La Provence”


Donc, ce sera Cadarache. Le suspens n’aura été que de mise. Il aura surtout servi le Japon à faire monter les enchères. N’est-il pas le grand gagnant de l’opération ? Il est inclus dans le programme Iter, se trouve indemnisé au double de ses espérances, pourra lancer un autre programme de recherche – peut-être plus prometteur –, n’aura pas à subir les risques économiques et écologiques de l’expérimentation.

 

Bref, et j’en reviens à mes moutons médiatiques. Moutons est bien le mot. S’agissant de panurgisme, ce ne sera pas la première fois – ni hélas la dernière – que je vais me pencher sur le quotidien de mon quotidien, celui qui, comme moi, se trouve dans l’œil du cyclone Iterien, à cette différence que lui s’en délecte benoîtement. Ainsi nous promet-il les étoiles. Et la lune avec.

Pour nous en tenir à la Une, en voici une lecture entre les titres, là où se dégage le sens caché des choses, là où les rapprochements semblent hasardeux. Voyons cela…


Post scriptum

Que manque-t-il parfois à la presse pour donner à comprendre la complexité du monde ? Et du même coup pour chercher un sens à la marche de ce même foutu monde ? Et ainsi se trouver une légitimité en répondant au droit à l’information des citoyens ? Parfois, les éditorialistes remplissent une telle fonction, justifiant une pratique journalistique à base de collages hétéroclites. Après tout, le Lecteur est assez intelligent pour se forger son opinion ; on n’est pas là pour lui dicter sa pensée… A lui de relier entre elles les bribes que nous lui lâchons.

Intelligent le Lecteur, soit. Mais informé ? Sinon, d’où viendrait ce besoin de savoir, de comprendre ? Mais l’information est bien une mise en forme – un habillage non neutre – d’une perception de la réalité. Savoir cela, dispense le journaliste de toute prétention infatuée et, au contraire, l’oblige à une prise de hauteur, à un recul questionnant. Ainsi ne verra-t-il pas le monde par un seul bout de la lorgnette.

On a beau dire que cette vision à base de doute méthodique constitue la base du métier d’informer… On a beau le répéter, elle n’en est pas pour autant ancrée dans les pratiques professionnelles. C’est une lutte de chaque jour qui oblige les rédactions à une vigilance soutenue.

S’il est une chose que vont apporter au journalisme les outils de l’internet, des blogs et compagnie, ce sera cela, sans aucun doute : cette veille active exercée par un lectorat exigeant. Jusqu’à présent, on ne pouvait que râler, se fendre d’une protestation en cas de…, espérer une hypothétique parution plus ou moins caviardée et re-commentée – non sans avoir mis sous enveloppe avec un timbre et détour parla poste… Tout un bastringue dissuasif. Bientôt sans doute, comme aujourd’hui sur nos blogs, la moindre ligne pourra être commentée, amendée, contestée, discutée, rectifiée, enrichie, exprimée, etc. Le moindre article sera passé au filtre à charbon ardent modèle « 29/05/05 ». Et ce sera tant mieux pour la fonction journalistique et sa renaissance salutaire.

Je l’ai déjà dit – en rigolant à peine : La Provence devrait m’allouer une rente pour le service que je lui rends ici par ce regard critique… Mais je la refuserais. Par indépendance.

→ Afin de regrouper les commentaires, merci de "poster" les vôtres sur "C'est pour dire".

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