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21 juillet 2005 4 21 /07 /juillet /2005 22:00
En Lorraine. Guerre des gangs aux portes de la gendarmerie

par André Faber

C’est la tagada-tactique du gendarme, version East Side Story. En Lorraine, près de Metz, avec les Verny et les Marly qu’ont la fièvre du samedi soir. Les gendarmes, eux, se la jouent plutôt tropézienne. Au moins ça évite les bavures. Et puis, heureux militaires, ils n’ont pas un Sarkozy sur le képi. Relaxe la brigade, ainsi que le raconte notre « envoyé spécial ».


Samedi 16 juillet, 22 h 30, deux bandes de jeunes de Verny et Marly s'affrontent à 100 mètres de la gendarmerie. Présente rapidement… une bonne demi-heure après les incidents, la gendarmerie de Verny garde le silence.

Verny, village de 2 000 âmes situé à un quart d'heure au sud de Metz et dont la municipalité voue un véritable culte aux pots de fleurs, Verny aurait tendance à végéter, disent les mauvaises langues. C'est faux ! Parfois il y a de l'ambiance. Et dans ce cas, Verny n'a rien à envier au film West Side Story où l'on voit deux gangs s'affronter sur fond de musique plutôt sympa. À Verny donc, et ce n'est pas du cinéma, il y a eu de la « baston » comme on dit, le samedi soir, sur les coups de 22 h 30. Excès de chaleur ou de bière, fièvre du samedi ? Une voiture du « gang de Marly » déboule à fond de cale dans la rue du Château au cœur du village.

– La voiture roulait aussi vite que sur l'autoroute disent les jeunes témoins, présents dans la rue. Le bolide, peut-être surchauffé, rend l'âme et la bagarre commence entre clans opposés, batte de base-ball et canette de verre à la main. Les joueurs de pétanque, non loin de là, tentent de s'interposer entre les bandes sans grand succès. D'un côté les « Verny », de l'autre les « Marly », 20 à 30 jeunes au total entre 15 et 25 ans qui se cherchent méchamment pour en découdre à 30 mètres du garage des sapeurs-pompiers... qui sautent aussitôt dans leur voiture rouge et… partent en intervention.

– On avait une intervention dira plus tard un jeune sapeur-pompier en regardant ses chaussures cirées, visiblement gêné par les questions sur cet affrontement.
Un jeune de « Verny » se fait tabasser, les « Marly » lui fauchent sa voiture et se sauvent dans un hurlement de pneus et une gerbe de gravillons. La « baston » dure environ 10 minutes Les deux gangs vont panser leurs bobos chacun de leur côté. Les gendarmes arrivent enfin sur les lieux, une demi-heure après le début des hostilités, il est 23 heures. Deux jeunes de « Verny » sont appréhendés. Rien de bien grave me direz-vous. Étonnant tout de même cette inertie des gendarmes tandis que cela cogne à 100 mètres de leurs bureaux. Faudra-t-il acheter des croissants à la boulangerie, ou s'offrir une coupe chez la coiffeuse pour en savoir plus ? En attendant, les pots de fleurs sont intacts.

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commentaires

Fifi 17/08/2005 00:03

Je me permets d'intervenir sur cet article étant donné que j'étais présente lors des faits cités dans ce dernier. Voici maintenant ce qui s'est REELLEMENT passé: la "voiture de Marly" n'a pas débarqué sur les chapeaux de roues étant donné que personne n'a remarqué son arrivée. C'est seulement lorsque les jeunes de Marly se sont rendus au boulodrome qu'on s'est apperçu de leur présence. Pour ce qui est de la gendarmerie (et pourtant Dieu sait que je ne les porte pas dans mon coeur) ce n'est pas un problème venant de leur service mais une mauvaise communication de la part de la personne qui les a appelé. Quant aux pompiers, il suffit de vérifier leurs fiches d'intervention pour remarquer qu'ils ont eu effectivement un appel au moment où les représailles ont commencé. Une dernière chose: le gang de Verny se composait de 2 personnes uniquement... Alors demandez vous si vos sources sont vraiment fiables avant de lancer de telles accusations.