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Complément de "c'est pour dire", blog de gérard ponthieu http://c-pour-dire.com/

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mon oeŒil

Une image, puis une autre…
 



J’aime Marseille. C’était un soir de décembre dernier. J’allais au théâtre, à la Criée, mais je ne sais plus pour voir quoi. Ça me reviendra. Si j’avais pris une photo de la pièce, je saurais… Comme cette photo me donne à revivre ce moment. Je venais de garer ma bagnole près de l’entrée maritime du Vieux-Port, côté Fort Saint-Nicolas. Je reprenais les quais. Six heures et demie. Les cloches de Saint-Victor se sont déchaînées. Des lumières électriques colorent le paysage et les immeubles, la roche même, qui devient lilas. Le jour se couche, la photo va se prendre à vitesse lente et enregistrer les mouvements opposés de l’humain et de la machine. Ah oui, ça y est, j’étais allé voir « Maître Puntila et son valet Mati ». Ma pièce préférée de Brecht. Surtout parce que mes potes de la Jacquerie (Alain Mollot à la mise en scène, Jacques Alric en Puntila – sublime – et François Frapier de même en Mati),  en ont donné une version magnifique. Celle-là m’a paru fade et, surtout, dénuée de son sens profond. La fin, en particulier, vire au contresens. Mati sort de scène comme s’il changeait de trottoir et que l’histoire de ces deux hommes, si opposés-si proches, prenait fin, sans lendemain, sans avenir, sans toucher au sens de l’existence. Comme cette femme et cette voiture, si totalement étrangers. [clic droit sur l'image pour la voir en entier]
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