Complément de "c'est pour dire", blog de gérard ponthieu http://c-pour-dire.com/
L'accès aux blogs en tout cas à "c'est pour dire" a été, semble-t-il, impossible ce 29 mai sur lemonde.fr [qui n'a donné fourni aucune explication], je me replie donc sur le bien dénommé "c'est pour dire+plus+". Je reproduis ici l'article paru vendredi 27 sur mon blog jusqu'à maintenant inacessible en écriture.
Quels que soient les résultats du référendum, à partir du 30 mai ça va continuer à chauffer ! Pas seulement dans les partis déchirés. On peut imaginer (espérer ?) aussi que ces lendemains ne seront pas sans remous dans de multiples rédactions emportées, bon gré mal gré, dans la tourmente du parti pris, voire de la militance éditoriale. Y aura-t-il là aussi, dans les radios, télés, journaux dits dinformation, des «recompositions»? En tout cas, un débat nouveau va sengager à la faveur si on ose dire de la crise de la presse et du journalisme.
Quelques questions ne sauraient être longtemps évitées dont, bizarrement quelques-unes, basiques, autour du fait dinformer : Quen est-il de la fameuse séparation entre faits et commentaires ? Quid également du droit du public à linformation ? Et encore, quen est-il donc de ces « principes constitutifs » du métier de journaliste : impartialité, quête dobjectivité, indépendance ?
Autrement dit, en termes de bilan autour de ce référendum : En quoi et comment les médias dits dinformation, auront-ils contribué, ou non, à éclairer la lanterne du citoyen sur son avenir dEuropéen ? Pourquoi, au nom de quels intérêts supérieurs, les directions des médias dominants ont-elles entraîné leurs rédactions dans des choix contraires, non seulement à léthique professionnelle, mais encore aux intérêts économiques des entreprises et à lavenir de leurs salariés ? Car faut-il rappeler le contexte économique déplorable dans lequel se trouvent la plupart des entreprises de presse la presque totalité des quotidiens, notamment tient en grande partie à la perte de confiance de leurs lectorats.
Cette perte risque dêtre telle aujourdhui quelle pourrait même se transformer en défiance. Et cela alors même que de nouveaux canaux dinformation se mettent en place de manière accélérée en particulier autour de linternet et des blogs, cest bien le lieu den parler ici ! , appelant à une probable révolution des systèmes dinformation. Nous en sommes à la veille, si elle nest pas déjà en marche, appelant à la mobilisation intellectuelle une profession quelque peu abasourdie par les incertitudes hypothéquant son avenir.