Complément de "c'est pour dire", blog de gérard ponthieu http://c-pour-dire.com/
Devenus durs de la feuille, Paoli et son équipe de France Inter, ont finalement développé une autite
Oui, une complication dotite et dautisme. Ils en ont donc appelé à un ORL, invité mardi matin [07/06/05], au « 7-9 » de la station. Dominique Wolton avait eu la prudence de se donner quelques jours avant de livrer ses réflexions post-référendaires, dans Le Monde notamment. A la radio, le sociologue des médias a lâché son diagnostic : un même mal, dailleurs ancien, a frappé médias et politiques ; ce nest pas tant une surdité que, plus grave encore, un refus dentendre. Hélas, ce qui a suivi montre que le traitement sera long, et le pronostic réservé.
France Inter, du service public, ayant été particulièrement sur la sellette pendant la campagne référendaire, il lui faut désormais se reconstruire une notoriété sérieusement écornée, tant sa militance a été imp(r)udente. Avec, pour effet inattendu mais explicable davoir renforcé le non et ses partisans. Ce qui nest pas satisfaisant en terme dinformation. La réflexion reste à bâtir sur le rôle et le fonctionnement dune radio de service public et de ses journalistes.

A en juger par ses propos à lantenne, Paoli semble bien secoué. Un tel malaise, en effet, ne sétait jamais vu/entendu, je crois, entre une radio et son auditoire. Dautant que cette perte de confiance est le fait dune implosion (silencieuse, rampante), et non pas dune explosion qui serait due à une intervention extérieure, du pouvoir politique notamment. Non, cest venu du dedans, sans qu « ils » sen aperçoivent, comme en une sorte de contamination interne autant que pernicieuse. Il faudrait analyser ce phénomène de manière approfondie, avec rigueur, pour constater, sans doute, à quel point lidéologie dominante demeure un concept pertinent.
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Jai donc pris la peine de transcrire par écrit la fin du « 7-9 » qui me semble significative, lorsque Stéphane Paoli tente une explication, ou plutôt une justification. Cest intéressant et appellerait à une analyse sémantique, surtout entre mots et lignes. Enfin, je vous laisse :
« Je voudrais que les choses soient claires, tout de même
Nous ne sommes pas là, ce matin avec Dominique Wolton, dans le champ de lautocritique
Nous essayons de comprendre ce qui arrive au pays, ce qui nous arrive à nous, les médias, dans la façon que nous avons de traiter linformation
Mais encore une fois, la volonté de comprendre
Y a un auditeur, qui sappelle Jean, qui nous envoie un message : « Votre petit mea culpa, dit-il, est risible ». Tant mieux si nous donnons à Jean loccasion de rire
Dabord, cest pas un mea culpa, cest une tentative de comprendre ce qui est en train, collectivement, de nous arriver
Alors, bien entendu, personne nest infaillible, personne ne prétend ici à France inter davoir raison sur tout tout le temps
Peut-être avons-nous donné le sentiment à beaucoup que nous étions favorable au oui
Dautres ont jugé, au contraire, quà un moment donné nous avons mis trop souvent le non en avant dans notre volonté ou tentative de vouloir équilibrer le débat
Euh
la vérité nest inscrite nulle part. Mais cest le moment et le temps, compte tenu de la situation du pays aujourdhui, de nous interroger sur 1) : quest-il en train de nous arriver ? 2) Quen est-il du lien entre le pays et sa représentation politique et le rôle des médias dans cet enjeu ? Voilà les questions que nous nous posons ce matin. Et encore une fois, je ne voudrais pas quon vous donne le sentiment que nous sommes en train de nous flageller. Non, nous essayons de comprendre. »
Un auditeur, à la fin, exprimant sa déception à légard de France Inter, termine par ces mots : «Lavancée, pour vous journalistes, cest simplement : retournez sur le terrain, faites des enquêtes ! Voilà». Putain, le rappel aux fondamentaux du journalisme! Paoli encaisse, paoliment : « Oui
cest le contact avec la réalité
» Peu après Wolton, il se croit tenu dentonner un hymne à Bernard Guetta devenu non pas le mouton, mais la bête noire dà peu près la moitié (en projection statistique) des auditeurs dInter. En gros, a-t-il souligné pesamment, cet homme a bien du mérite, lui qui est "sollicité de partout" et qui a choisi, ce héros, dêtre ici à France Inter «qui nappartient à personne sinon quà vous, radio de service public» eh oui, là est toujours bien la question, «cher Stéphane-cher Bernard». Bon sang de bon sang ! Mais comment faut-il vous le dire ?!